Les idéogrammes, qui sont une évolution des pictogrammes, permettent la représentation des sons, par exemple le signe représentant le chat, représente aussi le son « cha » dans des mots tels que chapeau, achat etc. L'écriture idéographique dérive vers l'écriture syllabique dans lesquelles les signes représentent les sons successifs de chaque mot. Les hiéroglyphes égyptiens sont une écriture d'idéogrammes, ils apparaissent à partir de 3150 avt J.C.. L'écriture chinoise est aussi une écriture idéographique.
Les pictogrammes : apparus en 3300 avt J.C. en Mésopotamie (Sumer), ils représentent des objets concrets à l'aide d'un dessin (cela dérive vers l'écriture cunéiforme).
Le papyrus est une pâte végétale employée en Égypte (début du IIIe millénaire), c'est une fibre du roseau, découpée séchée et tissée. Le papyrus est le support généralisé de l'écriture dans l'antiquité ; avec l'utilisation du papyrus le livre prend la forme d'un rouleau, le volumen.
Volumen vient de volvere (rouler) : il nous reste de la racine le mot de volume qui s'applique à l'unité physique bibliographique.
Le parchemin est un mode de tannage de la peau (peau raclée, lavée à la chaux, polie); il s'agit souvent de peau de mouton mais ce peut être de chèvre, d'âne. L'introduction du parchemin date du I e siècle, mais il se substitue totalement au papyrus au Ve siècle. Il viendrait de Pergame où le développement de sa fabrication aurait été favorisé pour pallier le coût élevé du papyrus importé d'Égypte. C'est avec le parchemin qu'apparaît le livre sous forme de codex, car le parchemin à la différence du papyrus peut être plié (le papyrus casse), les feuilles sont pliées pour former un cahier et sont cousues.
Le vélin est la peau la plus luxueuse. C'est la peau de veau mort né, on l'utilise pour les manuscrits de luxe, en raison de son grain très fin et de sa blancheur.
Le palimpseste est une peau réutilisée déjà écrite une première fois. Elle est grattée (pour effacer le premier texte), lavée et de nouveau écrite.
Le papier artisanal : venu de Chine (inventé vers 150 avt J.C.), il est exporté, à travers les pays arabes, en Espagne puis dans le reste de l'Europe. Il est fabriqué à base de pâte de cellulose extraite de tissus (chiffe) : le papier artisanal est réalisée à base de chiffons mis à tremper dans une cuve et battus avec un maillet : la pâte est répandue sur des formes, cadres tendus de fil de laiton, les fils verticaux sont les pontuseaux et les fils horizontaux sont les vergeures. Le papier est introduit en Italie dès la fin du XIe siècle, mais il ne se généralise pas immédiatement. C'est au XIIIe siècle que l'on voit naître des centres de fabrication du papier en Italie (Fabriano), puis au cours du XIV e siècle en Europe. Et c'est en 1500 que l'emploi du papier se généralise pour la confection des livres . Le papier chiffon deviendra l'unique support de l'écrit jusqu'en 1850.
Le papier mécanique : deux innovations majeures, allant de pair, contribuent à l'apparition d'un nouveau papier. La première est l'invention de la machine à papier continu qui, équipée de cylindres, permet de sortir des rouleaux de papier (disparition des pontuseaux et vergeures) ; c'est une accélération de la production. Elle est construite en 1803 en Angleterre et introduite sur le continent en 1811 ; en France elle fut mise en ouvre par Canson et les Montgolfier d'Annonay. La seconde invention est la pâte mécanique à base de pâte de bois en 1844. La première usine de papier de pâte de bois est ouverte en Allemagne en 1848.
L'écriture manuscrite a été longtemps l'unique mode de production du livre. En Europe occidentale, les grands centres de production du livre au Moyen âge étaient les scriptoria des monastères, puis à compter du XIIe siècle, les ateliers de copistes des universités (système de la pecia).
La xylographie : le procédé consiste à graver le texte et l'image sur un bois en relief pour le reproduire par application après encrage sur un support ; c'est une technique venue d'extrême orient qui est mise en oeuvre en Occident à compter du XIVe siècle. On l'utilise pour des éditions de Donat (ouvrages de grammaire pour écoliers), de livres de piété populaire, d'almanachs : des ouvrages où il y a des images et peu de texte. Les éditions xylographiques les plus fréquentes à partir de 1500 ont été l'Apocalypse figurée, la Biblia pauperum (Bible des pauvres), et l'Ars moriendi (Art de mourir). Mais le procédé de la xylographie ne peut se substituer à l'écriture manuscrite.
L'impression du texte
La stéréotypie : invention de la stéréotypie à la fin du XVIII e siècle, elle ne sera mise en ouvre qu'au siècle suivant. Un cliché de la composition de chaque page permet la réimpression sans avoir à utiliser et donc à mobiliser les fontes ; cela est utilisé pour les rééditions multiples : telle celle de la Bible ou de la collection des ouvres de Virgile. Le principe de la stéréotypie est de composer une page avec des matrices en creux dans lesquelles est coulé directement l'alliage, procédé inventé par Didot. Stanhope améliora le procédé en 1810 en prenant des moules en plâtre sur des pages de composition en plomb ordinaire imprégnées d'huile ; ces moules étaient cuits et puis plongés dans un métal en fusion. Ce cliché en métal peut être régulièrement remis sous presse. La presse change elle-même de nature.
La rotative : la presse en métal (et non plus en bois comme celle de Gutenberg) est apparue en 1800, sous sa forme mécanisée (actionnée par une machine à vapeur) ; puis elle prend la forme cylindrique de rotative en 1850, et elle est introduite en 1866 à Paris. Elle permet une accélération prodigieuse des débits d'impression : 10000 exemplaires en 1h. Les clichés stéréotypés prennent une forme cylindrique.
La mécanisation de la composition
Le principe de la machine à composer est de mécaniser la manipulation des casse : par un clavier le composeur appelle les caractères.
La linotype : La composition automatique sur matrice est inventée en 1884. Il n'y a plus de fonte mobile, la ligne est automatiquement fondue (au moyen d'une fondeuse) : au moyen d'un clavier on appelle les matrices des caractères et non plus les caractères eux-mêmes. Les matrices de caractères viennent se ranger dans un assembleur où la ligne est composée, la ligne assemblée dans la matrice est passée dans une fondeuse qui fond les caractères dans la matrice. Introduction de la linotype en France en 1890.
La monotype : Date de 1887, c'est exactement le même principe sauf que les caractères sont fondus un à un, ce qui est utile pour des publications complexes avec une grande diversité de caractères (publications scientifiques par exemple).
L'OFFSET : Technique mise au point en 1904, un film est réalisé à partir de la composition et est mis en contact avec une plaque métallique recouverte d'une couche photosensible qui est encrée. Le report de la plaque sur le papier est photographique.
L'impression de l'illustration
L'héliogravure : Technique inspirée de la taille douce, le dessin est gravé en creux, encré et essuyé puis l'impression se fait par une forte pression. Mais l'héliogravure est une technique mécanisée mise au point en 1895. Elle se fait à partir de photographies gravées sur cylindres : les parties à ne pas imprimer sont protégées par un vernis et le dessin à imprimer est attaqué par du chlorure de fer qui creuse des alvéoles qui sont encrées, le report de l'original sur le cylindre se faisant au moyen d'un papier photosensible.
Les procédés de photocomposition : permettent d'obtenir directement la photographie d'un texte sans qu'il ait été matérialisé auparavant. Les matrices des lettres sont photographiques, ce sont des images en négatif, qui sont projetés sur un miroir qui la réfléchit sur le papier ou le film photographique, et la composition est alors imprimée. Avec l'électronique, les matrices photographiques disparaissent, l'image des lettres est matérialisée quelques secondes à l'écran et est simultanément photographiée.
Les procédés informatiques : traitement de texte et PAO (Publication assistée par ordinateur) ; la mise en page se fait sur une mémoire informatique qui est chargée pour l'impression.
Le livre : depuis l'apparition de l'imprimerie un livre est un document imprimé sur support papier. Les feuillets composant le livre sont réunis ensemble et composent une unité physique bibliographique qui est le volume. Traditionnellement un livre comporte plusieurs cahiers et plus de 48 pages, en dessous il est appelé brochure.
Le livre numérique : le texte conservé dans une mémoire de type informatique, numérique, est consultable sur un écran, il n'est plus nécessaire de le matérialiser sur un support papier.
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